La Cartablière et sa petite sœur, la Cavalière à paillettes : une histoire tarnaise

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Née en 2012 à Lisle-sur-Tarn, la marque la Cartablière a franchi une étape majeure fin 2024 en internalisant la fabrication de ses sacs et accessoires de maroquinerie. Sa petite sœur, la Cavalière à paillettes, dont Sophie Lemoalle tient aussi les rênes, a fait ses premiers pas dans le monde équestre à l’automne dernier.

Derrière la fantaisie indémodable de ses créations pailletées, son expertise sur le cuir a permis à la Cartablière de s’ancrer durablement dans le monde de la maroquinerie. Son histoire, qui a commencé il y a quatorze ans à Lisle-sur-Tarn, rejoint celle de Sophie Lemoalle pour qui le cuir est « un fil conducteur ». Cette ingénieur chimiste formée à l’Itech Lyon, école mondiale du cuir, débute son parcours dans une mégisserie tarnaise, à Graulhet, avant de rejoindre la tannerie Gordon Choisy, spécialiste de la peau de crocodile. En 2005, elle entre chez Hermès Maroquinerie Sellerie comme responsable des cuirs puis des achats de cuirs exotiques. Ses rencontres avec des tanneurs européens, africains et asiatiques lui donnent une vision globale du marché du cuir, de ses acteurs et des approvionnements.

De retour dans le Tarn après un Executive MBA à l’Essec, Sophie Lemoalle se lance en 2012 dans l’aventure entrepreneuriale avec la Cartablière. Dès ses débuts, sa marque de fabrique mêle cuir pailleté, formes intemporelles et production locale. Pour la fabrication de ses sacs à mains, trousses, pochettes et portefeuilles, elle fait appel à des artisans maroquiniers tarnais au savoir-faire éprouvé, ce qui lui a permis de décrocher le label Origine France Garantie. Ils travaillent avec des cuirs bovins européens certifiés en matière de durabilité, d’environnement, de responsabilité sociale et de sécurité pour la santé humaine.

Deux-cents point de vente

En octobre 2024, la liquidation judiciaire de la maroquinerie La Fabrique, son sous-traitant historique, pousse Sophie Lemoalle à créer à son domicile son propre atelier et à internaliser toutes les étapes de fabrication. « Nous avons aménagé et équipé un espace de 50 m2 avec plusieurs machines achetées d’occasion et nous travaillons avec trois anciens salariés de la Fabrique, aujourd’hui à leur compte, dont l’ancien directeur d’atelier, qui s’occupe du prototypage », explique la dirigeante. Côté matière, la Cartablière travaille toujours avec son partenaire italien qui lui fournit les cuirs velours sur lesquels il applique les paillettes à chaud, à l’aide d’une presse forte. À l’été 2025, Sophie Lemoalle a franchi une nouvelle étape en déployant son univers pétillant dans le monde équestre à travers une seconde marque, La Cavalière à paillettes.

Inspirée par la passion de ses deux filles pour l’équitation, la créatrice a imaginé plusieurs accessoires, frontaux, bijoux de selle, de licol et de bridons et toute une ligne textile en tissu jacquard pour protéger selles et étriers. Après le Jumping de Bordeaux début février, elle présentera ses collections au Salon du Cheval d’Albi, du 26 au 29 mars. Quant à la Cartablière, qui réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 200.000 euros, elle peut compter sur une clientèle de particuliers fidèles et un réseau de distribution composé de 200 magasins multimarques, en France, mais aussi en Espagne, en Belgique et aux États-Unis.
Johanna Decorse

Sur les photos : La Cartablière a créé fin 2024 son propre atelier de maroquinerie dans lequel son équipe confectionne sac, trousses et porte-monnaie en cuir pailleté, sa marque de fabrique. Crédit La Cartablière. // À l’été 2025, Sophie Lemoalle a franchi une nouvelle étape en déployant son univers pétillant dans le monde équestre à travers la marque d’accessoires pour chevaux, La Cavalière à paillettes. Crédit : La Cavalière à paillettes.

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Source : https://www.touleco-tarn.fr/La-Cartabliere-et-sa-petite-soeur-la-Cavaliere-a-paillettes-une,50465