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Une vie entre strass et pailles aux Folies Fermières 2/3

David Caumette, un agriculteur tarnais, a sauvé la ferme familiale en la transformant en cabaret. Derrière cette épopée originale, qui a inspiré un film sur grand écran, se dessine,en creux, un véritable plaidoyer pour l’agriculture. Deuxième partie : c’est surtout l’histoire des derniers agriculteurs d’un village...

Issu de trois générations d’agriculteurs, David n’était pas destiné à reprendre la ferme familiale. Fort de ses bons résultats scolaires, il est poussé par ses parents pour devenir professeur de mécanique avant d’être nommé directeur du lycée agricole de Lavaur. Au même moment, ses parents s’apprêtaient à vendre les bêtes élevées sur ces terres où la famille est installée depuis plus d’un demi-siècle. Quand, en 2007, il annonce à ses parents vouloir reprendre la ferme, ils ne lui adressent pas la parole pendant six mois. Pour eux, c’est un suicide. « Tu comprends, je divisais mon salaire par deux. Pour eux, c’était impensable », se souvient-il. Mais, il persiste. Et, ses parents cèdent et lui octroient un hectare en propriété et vingt hectares en fermage. « Nous étions les derniers agriculteurs du village. C’était un état de crise irréversible. En tant que professeur, on passe sous les radars, mais en tant qu’agriculteur on nourrit les gens », se justifie-t-il. Sa première idée est d’ouvrir, en 2010, sa propre boucherie-charcuterie pour se passer des intermédiaires.

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« On m’a appelé le fou du village »

« C’est de cette façon que nous avons récupéré notre marge, tout en gagnant notre indépendance par rapport à un système », se félicite David. Mais l’autorisation accordée aux grandes surfaces d’ouvrir le dimanche, en 2013, fait chuter son chiffre d’affaires de 30 %. « On a dû arrêter de faire des marchés », regrette-t-il. Lætitia lui souffle alors l’idée d’une ferme-auberge, en misant sur les produits du terroir. Et Les Folies Fermières voient le jour. Mais une autre problématique pointe son nez. La salle ne se remplit pas assez vite. « On aimait bien le cabaret, se souvient David pour raconter la genèse du projet. Alors on a eu l’idée d’inventer "le spectacle dans l’assiette" avec des associations de zumba et la country. On a amené la culture dans l’agriculture. On m’a appelé le fou du village. J’ai bien aimé, alors j’ai eu l’idée de tous les rassembler. C’est pour cela que j’ai appelé la ferme Les Folies Fermières. »

À suivre....

Audrey Sommazi

Sur la photo : Le "tractotrain", en pleine visite de l’exploitation familiale//David Caumette et les danseuses du cabaret s’assurent du bon déroulement de la soirée.
Crédit : Rémy Gabalda-ToulÉco.

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Source : https://www.touleco-tarn.fr/Une-vie-entre-strass-et-pailles-aux-Folies-Fermieres-2-3,35876