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Chez Tom Press, le Covid n’a pas fait perdre le goût des bons produits

Après deux ans de pandémie, l’entreprise sorézienne Tom Press, spécialisée dans la vente en ligne de matériel de cuisine et jardinage, tire les enseignements de cette période pas vraiment ennuyeuse. La pandémie aura apporté son lot de surprises mais aussi de véritables bouleversements sociétaux, parfois inattendus et, pour certains, durables.

Chez Tom Press, la période Covid aura créé du suspense. L’entreprise tarnaise de vente en ligne, spécialiste des ustensiles de cuisine et de jardinage, dresse le bilan. Et il est plutôt positif.
2020 est l’année des montagnes russes : le chiffre d’affaires chute de moitié… avant de grimper en flèche. « En mars, on a eu très peur », explique Micaël Diancoff, directeur adjoint. « Nos clients professionnels ont immédiatement réduit leur activité, les revendeurs ont carrément fermés. Quant aux particuliers, qui représentent 60 % des ventes, au début eux non plus n’avaient pas la tête à la cuisine ou au shopping. »

« Le confinement a redonné l’envie de cuisiner aux Français »

Très rapidement, les choses s’inversent : « Trois repas par jour, des enfants, du temps… Passé le premier choc, les gens ont redécouvert le plaisir de manger et de préparer à manger. Vous vous souvenez ? Tout le monde s’est mis à faire son pain, ses pâtes. Tout le fait-maison s’est développé, puis le jardinage a suivi car c’était un beau printemps. Et comme les Français se sont investis dans leur potager et en cuisine, par la suite, les produits dédiés à la transformation et à la conservation des aliments ont aussi très bien fonctionné. »

Les ventes reviennent rapidement à la normale, « avec un pic à chaque confinement », précise Micaël Diancoff. Mais certaines habitudes prises pendant la pandémie durent, et perdurent ; elles s’ancrent dans une dynamique globale, celle qui donne la part belle aux circuits courts et à l’artisanat. « Prendre le temps de préparer le repas, retrouver le goût des produits anciens... Tout ne s’est pas perdu après le Covid. Quelques-uns ont continué à faire de leurs mains ; beaucoup s’attachent, désormais, à trouver du fait-maison.chez leurs commerçants. Le pain au levain plutôt que la baguette de supermarché ! », se réjouit le dirigeant.

L’impact est direct sur la vente de farine : « Avant le Covid, j’en distribuais vingt kilos par semaine. Maintenant, cinquante ! On est loin de l’explosion des ventes en avril 2020 - plus de trois tonnes sur le mois -, mais c’est toutefois la preuve que quelque chose est resté. » Ces bouleversements sociétaux ont fait évoluer l’activité de l’entreprise, initialement centrée sur la ruralité, qui se développe désormais fortement autour d’une clientèle urbaine ou périurbaine.

Proximité et résilience

Mais la pandémie n’a pas eu que des retombées positives et la guerre en Ukraine annonce d’autres incertitudes. Le directeur redoute l’augmentation des prix, pas seulement sur le cours du blé : « Bois, acier, inox, papier, emballages… Tout augmente depuis dix-huit mois et, dernièrement, les prix s’emballent. La hausse du coût du transport est particulièrement préoccupante. » Pour réussir ces nouveaux défis, Micaël Diancoff compte sur ses clients fidèles, adressés avec soin par une équipe soudée. « Tout se base sur le service, le conseil et l’écoute. On est petits – vingt-trois salariés – avec une clientèle sympathique et passionnée. Les échanges s’animent plus souvent autour de la recette d’un bon petit plat que du prix ! »

À Sorèze, le hall d’exposition accueille les visiteurs ou acheteurs qui affectionnent le contact direct : ils représentent 5 % du chiffre d’affaires total, qui oscille entre 5 et 6 millions d’euros à l’année. La proximité est de mise et dure depuis l’époque de la quincaillerie familiale, fondée par les arrière-grands-parents de Micaël Diancoff en 1921. Pour fêter les 101 ans de l’entreprise, il espère organiser en interne un petit événement : l’occasion de saluer l’arrivée des beaux jours et la fin de la pandémie.
Marie-Dominique Lacour

Sur les photos : Micaël Diancoff, directeur de Tom Press. Crédits : Tom Press.

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Source : https://www.touleco-tarn.fr/Pour-Tom-Press-le-covid-n-a-pas-fait-perdre-le-gout-des-bons,34101