Pourquoi avoir choisi d’inviter Arthur Auboeuf, le cofondateur du fonds d’investissement dédié au réchauffement climatique Team for the Planet, pour cette soirée ?
Nous avons eu envie d’inviter Arthur Auboeuf parce que ce qu’il porte avec Team for the Planet résonne profondément avec les valeurs du CJD. Je suis impressionnée par la capacité des acteurs du fonds à mobiliser largement autour d’un projet utile à la planète, en utilisant les leviers de l’économie pour servir l’intérêt général. Ce qui me touche, c’est qu’on est dans une démarche très concrète, qui montre qu’on peut agir autrement sans rester dans le seul registre des intentions.
Pourquoi avoir intitulée la soirée “Ce qui ne nous lie pas nous rend moins forts” ?
Parce que ce message dit quelque chose d’essentiel dans la période que nous traversons. Nous vivons dans un monde qui pousse souvent au repli sur soi. Or, je crois profondément que nous avons besoin de lien pour avancer, pour innover, pour faire face aux crises. Que ce soit dans l’entreprise, dans les réseaux ou dans la société, ce sont les coopérations qui nous rendent plus solides.
Vous avez aussi souhaité une table ronde avec des profils très différents. Quelle était votre intention ?
Je voulais que cette soirée donne à voir des parcours concrets, incarnés, ancrés dans le territoire. L’idée était de montrer que cette capacité à créer du lien existe déjà ici, sous des formes très diverses. Certains le font dans l’économie, d’autres dans l’hospitalité, le sport, la culture ou l’engagement collectif. Pour moi, il était important que le public reparte avec des exemples réels, et pas seulement avec de grandes idées.
Qu’attendez-vous de cette soirée ?
J’attends qu’elle ouvre des perspectives. J’aimerais que chacun puisse repartir en se disant qu’il est possible de penser l’économie autrement, de coopérer davantage, de redonner du sens à son action. Je veux aussi que ce soit une soirée vivante, accessible, inspirante, où des dirigeants, des jeunes, des étudiants et des acteurs du territoire puissent se croiser et échanger.
Cette soirée marque aussi la fin de votre mandat. Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?
Je la vis comme un moment fort de transmission et de gratitude. Avec ma coprésidente Fanny Culié, nous avons voulu placer ce mandat sous le signe du réengagement et de la reconnexion. Pendant ces deux années, nous avons essayé de retisser des liens, de créer des passerelles, d’ouvrir davantage le CJD sur son territoire. Cette soirée, c’est à la fois l’aboutissement de ce travail et une manière de passer le relais.
Quel bilan personnel tirez-vous de ces deux années à la tête du CJD Tarn ?
Je retiens surtout une grande leçon d’humilité. Animer un collectif de dirigeants, ce n’est pas piloter sa propre entreprise. Cela demande d’écouter, de faire confiance, d’accepter de ne pas tout maîtriser. J’ai appris à impulser une direction sans imposer une méthode unique. Et j’ai aussi compris qu’une petite section comme celle du Tarn pouvait être une vraie force, justement parce qu’elle est proche du terrain, du concret, des besoins réels des dirigeants.
Propos recueillis par Valérie Ravinet
Sur la photo : Claire Stride, coprésidente du CJD du Tarn. - Crédits : Encom production Blaise Louviaux.
Soirée prestige CJD du Tarn, le 16 avril à 18h30 – sur inscription.
