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Artifex, au service de la transition énergétique

Le cabinet d’études environnementales Artifex se laisse porter par le souffle vert des énergies renouvelables. Méthanisation et production d’hydrogène s’ajoutent désormais à l’éolien et au photovoltaïque. Historiquement implantée dans le Tarn, l’entreprise aide ses clients à trouver la technique adaptée et sa juste application.

« Le respect de l’environnement et de la biodiversité commence tout juste à rentrer dans les mœurs », annonce Sébastien Faïsse. Le directeur d’Artifex a du grain à moudre : le bureau d’ingénierie et de conseil en environnement peine à répondre à la demande croissante des entreprises. « En 2008, quand nous avons repris le cabinet, c’était une toute petite structure, très locale, qui travaillait surtout avec des carrières », explique le dirigeant. Avec son associé Julien Prouzet, ils prennent rapidement le train des énergies renouvelables.

Elles ont toutes le vent en poupe. De Rodez à Saragosse, l’autoroute de l’hydrogène trace son chemin ; l’hydroélectricité reprend de la vigueur et d’autres procédés se développent. « Je crois beaucoup à la géothermie profonde, et la méthanisation est aussi en pleine effervescence », affirme Sébastien Faïsse. Selon lui, « l’avenir se fera sur un mix-énergétique qui prend en compte les spécificités de chaque territoire : oui à l’éolien dans l’Aude mais peu d’intérêt dans le Gers, qui préférera le photovoltaïque. Il faudra réussir à mieux impliquer les collectivités territoriales mais aussi les populations locales : un projet ne fonctionne que lorsqu’il a le soutien des habitants. »

Donner une valeur économique au respect de l’environnement

Le siège social reste à Albi mais l’essor d’Artifex a passé les frontières du Tarn. Au travers des trois agences de Rodez, Montélimar et Saintes – et bientôt Clermont-Ferrand -, les soixante-dix-sept salariés adressent désormais une clientèle multirégionale, pour un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros. La croissance organique s’accompagne d’investissements externes ; dernier en date : une structure spécialisée dans le risque industriel à Cognac.

Les clients sont principalement de grands groupes de l’énergie, comme Engie et Total, mais également des sociétés de travaux publics, carriers indépendants, collectivités… De façon générale, il s’agit d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) : distilleries ou casses automobile, elles doivent respecter une règlementation particulière. Si les petites installations ne sont pas soumises à une étude d’impact (chacun peut installer sur son terrain une « mini » éolienne de 12 mètres), les gros dossiers environnementaux doivent passer l’épreuve de l’enquête publique. Pendant cette phase de dialogue avec la société civile, Artifex a le devoir déontologique de signaler tout point de vigilance mais se doit aussi d’apporter des solutions à ses clients.

Le cabinet réfléchit à l’évolution de ce système. « Nous avons une mission de vulgarisation et de médiation auprès de la population. Aujourd’hui, une enquête publique, c’est un dossier de 400 pages consultable par les administrés en mairie pendant un mois ; mais demain, quelle forme prendra-t-elle, avec l’aide de nouveaux supports et des réseaux sociaux ? », s’interroge le directeur. « Tant qu’on ne donnera pas une valeur économique au respect de l’environnement, ça n’ira pas assez vite. »
Marie-Dominique Lacour

Sur la photo de une : Julien Prouzet et Sébastien Faïsse, co-gérants d’Artifex. Dans l’article : Panneaux photovoltaïques dans un élevage bovin. - Crédits : Reden Solar

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Source : https://www.touleco-tarn.fr/Artifex-au-service-de-la-transition-energetique,34348