La Sarl Thouy a démarré le chantier de sa nouvelle plate-forme logistique, sur la zone du Causse. Le bâtiment de 2000 m² commence à sortir de terre, le staff administratif et logistique de l’entreprise investira les lieux en septembre.
Producteur de lessives spéciales, à impact environnemental réduit, destinées surtout aux professionnels, la maison Thouy vise l’accroissement de sa vente en ligne. Encore en phase de balbutiement il y a trois ans, 60% des 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires sont, aujourd’hui, générés par son site web. Bénéficiaire d’un nouveau contrat d’appui à hauteur de 77.000 euros par la Région, autant pour le département et la communauté d’agglomération Castres-Mazamet, la société tarnaise investit 1,2 millions d’euros sur le site de la Technopole, dédiée à l’industrie chimique et numérique. A la croisée de ses activités.
Formé aux biotechnologies, diplômé d’une école de commerce de Toulouse, après une activité au sein d’un groupe lessivier filiale de Elf-Total en Espagne et à Lyon, Bernard Thouy, le dirigeant fondateur, s’est jeté à l’eau en 1995 en créant sa société éponyme. Ce Tarnais du Sud, pure souche, a débuté tout seul dans la maison de ses parents à Brassac, en élaborant des formules adaptées aux besoins spécifiques des utilisateurs. Deux points de vente (Castres, Albi) et 18 créations d’emplois, plus tard, il doit son succès à la conception de produits de niche, qui n’intéressent pas les gros fabricants.
« Aujourd’hui, nous faisons de la veille technologique sur le développement durable avec des produits verts, sans phosphate, moins polluants, mais qui nettoient autant », explique t-il, en précisant qu’il sous-traite la fabrication et le transport à des acteurs locaux pour limiter les rejets de CO2. Une démarche écolo qu’il applique également pour sa production de vaisselle jetable, pour laquelle il favorise l’usage de carton et autres matières biodégradables comme le Bambou ou la fibre de canne à sucre.
Boostée par un développement exponentiel de 20% par an, l’entreprise compte embaucher une dizaine de personnels d’ici trois ans.
Anne-Marie Bourguignon