ToulÉco Tarn

Publié le mardi 11 juin 2019 à 17h52min par Philippe Font

SFR va déployer la fibre dans toutes les maisons et entreprises du Tarn d’ici 2022

Dans les trois ans qui viennent, habitants et entrepreneurs tarnais pourront bénéficier de la fibre optique sur l’ensemble du territoire. Le chantier sera assuré par l’opérateur SFR, filiale du groupe Altice.

Il s’annonce comme le chantier majeur du Tarn dans les années à venir. Le déploiement de la fibre sur l’ensemble du territoire, soit 138.000 prises FTTH (fibre jusqu’à l’habitant) hors les agglomérations de Castres-Mazamet et d’Albi, quarante-sept nœuds de raccordement optique créés et 450.000 kilomètres de fibre optique d’ici 2022. Si c’est SFR qui déploie les infrastructures, les clients seront libres de choisir l’opérateur de leur choix. « Nous franchissons un palier, c’est une page qui se tourne », se félicite Christophe Ramond, le président du Conseil départemental au moment de présenter le projet aux élus aux côtés d’Alain Weill, PDG d’Altice France et de Patrick Drahi le président fondateur d’Altice.

Le budget d’investissement du chantier est de 268 millions d’euros, dont 28 millions pour le seul département du Tarn. La collectivité était engagée jusqu’à présent dans une démarche d’installation d’un réseau, 50% fibre et 50% ADSL, jusqu’en 2031 pour un budget de 175 millions d’euros. Christophe Ramond assure que aucune contribution financière ne sera demandée aux collectivités ou aux habitants du Tarn. « La fibre est très demandée par les habitants auprès des élus, certaines fois davantage que les places de crèches », note Alain Weill dont le groupe a déjà décroché le marché dans le Gard, les Pyrénées-Atlantiques, la Corse ou l’Isère.

Burlats, première commune connectée à la fibre

De son côté, Patrick Drahi s’est félicité de la rapidité à laquelle la technologie a permis de passer de la 4G à la fibre optique en une dizaine d’années. D’ici la fin de l’année 2019, la commune de Burlats va être choisie comme site témoin. « L’idée est que la fibre aille dans chaque maison, entreprise, appartement ou ferme », souligne encore Alain Weill. Pour cela, SFR FTTH, filiale d’Altice, a été créée spécifiquement pour le chantier de la fibre en France et a engrangé une levée de fonds de 2 milliards d’euros.

Alors que la fibre permet d’accéder plus rapidement à des services dits de loisirs, télévision, réseaux sociaux, elle permet également d’envisager l’extension du télétravail, d’offrir de nouveaux services dans le domaine de la santé. Devant ce tableau idyllique dressé par Christophe Ramond, Alain Weill et Patrick Drahi, le seul point noir concerne l’emploi : selon le PDG d’Altice, le chantier de la fibre dans le Tarn va créer 1400 emplois et générer 25.000 heures de formation et 150.000 heures d’insertion. Mais l’opérateur rencontre des difficultés à recruter des personnes capables d’être opérationnelles dans l’installation de cette fibre optique.
Philippe Font

Sur la photo : La poignée de main entre Patrick Drahi le président fondateur d’Altice (à droite) et Christophe Ramond, le président du Conseil départemental du Tarn au moment de présenter le projet aux élus aux côtés d’Alain Weill, PDG d’Altice France (à droite). Photo DR.

1 Commentaire

  • Le 12 juin à 16:38

    Afin de faire profiter pleinement les tarnais des heures de travail annoncés, il devient urgent de créer une formation permettant d’accéder au titre professionnel d’Installateur de Réseaux de Télécommunications.
    Dès aujourd’hui les collectivités avec la Région en première ligne doivent permettre de développer ce type de formation au risque de passer à côté d’un levier important de lutte contre l’exclusion.
    Les CFA ou la CCI du Tarn pourrait mettre en place des formations dans ce sens, voir le CFA de la métropole d’Orléans ou la CCI de Béziers qui proposent déjà des formations similaires.
    Si une telle formation devait être mise en place, elle devra se faire en alternance, seule formation qui garantit une intégration rapide dans l’entreprise et la possibilité de s’adresser à des populations éloignées de l’emploi dans le cadre de la mise en œuvre des 120 000 heures d’insertions.
    Par contre dans une logique d’équilibre des territoires, il ne faut surtout ne pas que la formation soit proposé sur Albi, l’agglomération d’Albigeoise concentrant déjà plus de 3/4 des formations professionnelles dispensées dans le Tarn.

Répondre à cet article