ToulÉco Tarn

Publié le mardi 1er mai 2018 à 18h07min par Anne Marie Bourguignon

Pôle emploi analyse les secteurs porteurs et les métiers qui recrutent dans le Tarn

Les résultats de l’enquête sur les besoin en main d’œuvre ((BMO) sont sortis. Thierry Couve, le directeur territorial de Pôle emploi Tarn/Aveyron et deux entreprises du bassin tarnais ont fait le point sur : Qui recrute ? Quels sont les métiers porteurs ? Les difficultés et les projets de recrutement sont dans quels secteurs  (...)

D’après les résultats de l’étude Besoin en main d’oeuvre (BMO), la tendance aux emplois précaires s’inverse au profit des contrats à durée déterminée et indéterminée en 2018. « Ce qui minore l’emploi saisonnier », explique Thierry Couve qui assure que les prévisions de recrutement s’élèveront à 10.720 emplois dans le département. Pôle emploi veut ainsi accompagner les entreprises dans les recrutements. Les entreprises de moins de dix salariés sont porteuses de ces intentions d’embauches à venir. Afin d’adapter les profils aux demandes, Pôle emploi mise sur des nouveaux tests de potentiel et d’aptitude qui permettront de mettre en avant les besoins de formation adaptées.

Raymond Blanc de l’entreprise familiale Colombié-Cadet explique les contraintes de son activité de grossiste en fournitures industrielles dont la plateforme logistique installée à Castres dessert six agences commerciales à Castres, Albi, Toulouse, Romans, Montauban et Valence. « Nous cherchons des collaborateurs qui s’engagent sur le long terme pour renforcer la compétence technique liée à quelques 80.000 références de produits ». La reprise de l’industrie lui laisse espérer une croissance évidente de l’activité et donc de nouvelles embauches en soutien aux 120 personnels actuels générant 25 millions d’euros.

Embauches prévues à la Safra

De son côté, Myriam Parat, DRH de la Safra prévoit également une forte hausse de la production avec le succès rencontré par le Businova, son bus hybride. L’entreprise a annoncé qu’elle venait de décrocher un marché de plusieurs unités à hydrogène pour une agglomération française, faisant de la Safra le premier constructeur français d’autobus à hydrogène. « Aujourd’hui, la Safra, c’est 184 salariés pour un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros », résume t-elle. « Mais la société ne veut pas en rester là et prévoit une forte hausse de sa production et doit mener une politique d’embauche sur les prochaines années. En 2018, l’entreprise va construire dix bus. Pour 2019, on table sur 33 unités et 200 en 2020 », rajoute la DRH.

L’augmentation est exponentielle. Pour faire face, la Safra va donc recruter. « Notre objectif, c’est 250 salariés à l’horizon 2020-2021. » Et pourtant, comme beaucoup d’entreprises la société albigeoise rencontre des difficultés pour embaucher. « Nous profitons de ce nouveau dispositif mis en place par Pôle Emploi. L’objectif est de faire passer des entretiens à des chômeurs, en mettant de côté les diplômes. Ce qui nous intéresse, c’est la motivation, la volonté, l’envie des candidats d’intégrer notre entreprise et ses métiers. Ceux qui sont sélectionnés se voient proposer une formation avant d’intégrer la Safra ».
A.-M. B

Sur la photo : Thierry Couve directeur territorial de Pôle emploi Tarn/Aveyron au centre entouré de Myriam Prat de la Safra et de Raymond Blanc responsable administratif et financier de l’entreprise Colombié-Cadet. Crédits : AMB - ToulÉco

Les métiers recherchés dans le Tarn

52% des projets de recrutement concernent les postes d’ouvriers agricoles, de viticulteurs, d’arboriculteurs et de cueilleurs. Les projets de recrutement saisonniers représentent 45% des embauches sur le département contre 49% en Occitane. Viennent ensuite les aides à domicile et aides ménagères, aides soignantes, serveurs (es), professionnels de l’animation socio culturelle, les aides cuisines, les agents d’entretien, les employés de l’hôtellerie, les ouvriers non qualifiés de l’emballage et les manutentionnaires, les jardiniers, les surveillants d’établissements scolaires, les infirmiers, puéricultrices, les employés de libre-service. Les métiers de la construction ont augmenté de 3 à 5% par trimestre.