ToulÉco Tarn

Publié le mardi 7 janvier 2020 à 18h39min par Martin Venzal

Lisle-sur-Tarn. La Cartablière confirme sa progression et regarde vers l’étranger

Fondée en 2012 par une ex-ingénieure chimiste spécialiste du cuir, l’entreprise tarnaise conçoit et fabrique – via un partenariat avec un atelier de Graulhet – des accessoires de maroquinerie féminins distribués dans plus de 150 points de vente en France et à l’étranger.

Pour Sophie Lemoalle, chaque collection se présente comme une équation à résoudre : concevoir des modèles pratiques, avec une touche d’originalité, mais avec un coût de fabrication maîtrisé. « Je ne me positionne pas sur le luxe », dit-elle. « Mon objectif est de proposer une belle qualité dans un savoir-faire traditionnel mais à un prix abordable ». Pour ce faire, la gérante de la Cartablière dessine elle-même ses modèles – sac à main, portefeuille, porte-monnaie, porte clef, étui à cartes – sélectionne et achète ses cuirs (tous originaires de France et d’Italie), puis confie la fabrication des produits à un atelier de maroquinerie graulhétois avec lequel elle a noué un partenariat. Un attachement au « made in local » qui se retrouve d’ailleurs dans la majorité des composants utilisés tous originaires du sol français : fermetures à glissière lilloises, passementerie lyonnaise, tissus roannais, etc.

Cap sur le marché américain

Un concept qui fonctionne si l’on en croit les résultats de ces dernières années (+ 40 % de croissance en 2018) et l’intérêt suscité à l’étranger. « Aujourd’hui nous sommes présents dans plus de 150 points de vente – type concept stores – en France, mais aussi en Italie, en Allemagne et aux États-Unis », précise Sophie Lemoalle. Un partenariat est d’ailleurs en train de se formaliser sur le sol américain, qui devrait ouvrir à La Cartablière, courant 2020, les portes d’un marché porteur. « Pour l’heure, nous avons signé avec trois points de vente, où les produits fonctionnent bien », précise-t-elle. 
De même, en France, « où le consommateur s’intéresse de plus en plus, non plus seulement au produit, mais à l’histoire qu’il y a derrière (les conditions de fabrication, les matières utilisées, etc.) comme pour retrouver une forme de traçabilité ».
Emilie Gilmer

Sur la photo : Sophie Lemoalle, la gérante de la Cartablière dessine elle-même ses modèles. Crédits : DR.