ToulÉco Tarn

Publié le mardi 21 novembre 2017 à 18h43min par Anne Marie Bourguignon

Sortie du Gaillac primeur : un millésime 2017 généreux

Le jour de la sortie du Gaillac primeur, quelques semaines après la fin des vendanges dans le vignoble gaillacois, Christophe Ramond et Paul Salvador, ont symboliquement visité le laboratoire oenologique départemental à Gaillac.

Accueillis par Sabine Garda, directrice du laboratoire d’œnologie du Tarn depuis 1993, le président du département et celui de la communauté d’agglo Gaillac-Graulhet sont venus déguster le primeur du vignoble gaillacois le jour même de sa sortie sur le marché. Dans ces locaux, l’équipe qui compte aussi deux œnologues travaille avec tous les vignerons de Gaillac dont elle assure pour une cinquantaine d’entre eux, des contrats de suivi du raisin à la cave. « Nous avons 300 clients particuliers, coopérateurs, négociants et des organismes de gestion des vins en voie de labellisation », explique la directrice qui gère un budget de 300.000 euros.

Accrédité Cofrac, ce laboratoire joue la carte de la proximité pour les viticulteurs mais également de la valorisation du vin via des stages proposés aux professionnels. L’outillage dernière génération, comme l’automate d’analyses, permet d’analyser soixante échantillons à l’heure d’après sept paramètres, en scannant les vins par infrarouges. L’analyseur séquentiel automatique effectue des mesures enzymatiques et colorimétries. 22.000 échantillons par an passent dans ses éprouvettes.

Un primeur précoce et généreux

Et Sabine Garda de certifier que « le millésime 2017 est précoce, généreux et gras. Très fruité, très floral, très fruits rouges, il a un caractère aromatique très intense. C’est un vin à boire rapidement. Mais cette belle qualité n’équivaut pas cette année à la quantité. Car les gelées ont réduit les récoltes de moins vingt à moins quarante pourcents ». Gilles Malric, un des trois techniciens du labo d’expliquer : « Cette année « chaude », les primeurs sont très bien dans l’ensemble. La climatologie a donné une hétérogénéité sur la production notamment. Certains orages ont été bénéfiques sur certains vignobles de l’appellation. »

Pour Christophe Ramond, président du Département : « Ce laboratoire est un levier important pour la filière viticole. Malgré un contexte financier compliqué, le Conseil départemental a la volonté de rester aux côtés de cette filière. L’agriculture, et particulièrement la viticulture de demain, doit s’appuyer sur ces organismes pour davantage de performance. Les caves coopératives relèvent le défi de la modernité, quant aux vignerons indépendants, ils ont su prendre le virage de la R&D : c’est un enjeu fort par rapport à l’évolution des goûts des consommateurs. Le vignoble est un outil de développement du territoire ». Et Paul Salvador de conclure : « Si le labo a fait débat à ses débuts en 1965, il a permis au vin local d’évoluer. Sa diversité lui a permis de prendre sa place à l’export. Aujourd’hui, l’oenotourisme est une réalité économique. Les caves sont au rendez-vous et répondent aux enjeux du tourisme et de la viticulture ».
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : Paul Salvador, président de la communauté d’agglomération Gaillac-Grauhet et Chritophe Ramond, président du Conseil départemental du Tarn en visite au laboratoire d’œnologie à Gaillac. Photo AMB - ToulÉco

Election du meilleur primeur

Jeudi 16 novembre jour de sortie du Gaillac primeur, Gaillac visite a coorganisé la cinquième élection du Meilleur Gaillac Primeur de l’année avec les Z’elles gallacoises (association de vigneronnes) et TAG (animations). Une centaine de dégustateurs dont 90% de consommateurs ont évalué les qualités de quarante primeurs de Gaillac. En se mettant, le temps d’une soirée, dans le bec d’un œnologue. Et les gagnants sont :
les domaines d’Escausses à Sainte-Croix, du Mas d’Aurel à Donnazac et de Sarabelle à Lisle-sur-Tarn (rouge), les domaines Calmet, Gayrel et Mas des Combes (blanc).