ToulÉco Tarn

Publié le mardi 2 avril 2013 à 14h47min par Anne Marie Bourguignon

Lavaur : L’ entreprise Bonhomme effectue tous les travaux agricoles depuis 1923

Michel Bonhomme est le président de la fédération départementale des entrepreneurs des territoires de Midi-Pyrénées. L’entrepreneur vauréen partage la gérance de la sarl familiale avec son frère Jean-Marc. Si leur coeur de métier reste les travaux agricoles, les deux co-gérants se sont diversifiés avec le transport des marchandises puis la location de (...)
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Fondée en 1923 par Henri Bonhomme, l’entreprise familiale de battage et de moisson, à l ’origine, a su traverser quatre générations et devenir ainsi l’une des sagas familiales tarnaises. Reprise en 2001 par les actuels gérants fils, petits-fils et arrière petit-fils, sous forme de sarl, la société a développé les transports des céréales récoltées. Précurseurs, à l’époque, l’entreprise peut se targuer d’avoir eu la première moissonneuse-batteuse du Tarn en 1952.

« Quand le machinisme s’est développé dans les années soixante, nous avons toujours été en pointe avec les engins agricoles lourds. Il a fallu ensuite s’équiper de camions pour évacuer les produits collectés, afin de ne pas rester aux crochets des négociants et des coopératives pour devenir autonomes », raconte Michel Bonhomme. En 1970, Noël, son père, a ainsi acheté les premières bennes et polybennes pour le transport des céréales afin de couvrir des distances de plus en plus éloignées jusqu’aux ports de Bordeaux, Sète ou Port-La- Nouvelle.

Aujourd’hui, six camions polybennes, porteurs remorqueurs et deux semi-remorques livrent les centrales, notamment, d’Arterris et autres négociants du Tarn et de la Haute-Garonne. Tandis que six tracteurs agricoles et trois moissonneuses-batteuses sont parés pour effectuer les récoltes chez des céréaliers locaux, propriétaires de cinq à 150 hectares, de juin à novembre.

« Nous effectuons tous les travaux du sol de A à Z : labour, semis, pulvérisation, récolte à la carte. L’entreprise est, par ailleurs, agréée par la DRAF, pour l’épandage de produits phyto-sanitaires », précise le gérant qui fait également de la location, de courte et longue durée , de bennes de 7 à 30 m3 mises à disposition des entreprises et des particuliers qui peuvent transporter des gravats, des déchets végétaux, cartons et autres. D’environ 800. 000 euros, le chiffre d’affaires de la société se maintient malgré des coûts d’exploitation élevés.

« Nous avons des clients fidèles. Mais nos marges sont de plus en plus comprimées par le prix du carburant, l’envolée des matières premières et le prix des pièces détachées. La moindre courroie coûte 500 euros. Les cartes électroniques pour gérer les moissonneuses 1. 500 euros. Mais malgré cette volatilité des cours, le créneau agricole devrait rester porteur », conclut-il.
_ Anne-Marie Bourguignon