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Publié le mardi 1er mars 2016 à 20h02min par Anne Marie Bourguignon

Laboratoires Pierre Fabre : une fondation au pouvoir

Deux ans et demi après la disparition de son fondateur, le groupe Pierre Fabre continue d’affirmer une vision originale de l’entreprise. Celui qui reste un des cinq principaux employeurs privés de Midi-Pyrénées avec 3500 collaborateurs, demeure le premier dans le Tarn, son berceau, avec 2700 (...)

Les Laboratoires Pierre Fabre appartiennent aujourd’hui, majoritairement, à une fondation reconnue d’utilité publique qui détient 86% du capital de Pierre Fabre SA, à travers la société de contrôle Pierre Fabre Participations (PFP), ce qui en fait un cas unique en France.
Le reste des actions est détenu par les salariés de l’entreprise à hauteur de 7,8% (dans le cadre du plan d’actionnariat salarié en place depuis 2005) et en auto-contrôle (actions détenues par l’entreprise elle-même).
Second laboratoire dermo-cosmétique mondial et deuxième laboratoire pharmaceutique à capitaux privés français, le groupe possède des filiales dans 43 pays. Il emploie 10.000 collaborateurs dont 6400 en France, sur 50 sites dont 25 dans le Tarn.
En 2014, son chiffre d’affaires était de 2,1 milliards d’euros dont 55% à l’international (1,15 milliard pour la branche dermo-cosmétique et 915 millions pour la branche pharmaceutique).

Un plan Trajectoire 2018 axé sur l’innovation

La fondation, installée désormais dans la maison familiale de Pierre Fabre à Lavaur, délègue à sa filiale Pierre Fabre Participations (PFP) la supervision de la gestion du groupe.
En décembre 2014, les Laboratoires Pierre Fabre ont présenté leur nouveau plan stratégique baptisé Trajectoire 2018.
« Car nous faisons face au déséquilibre des contributions respectives de nos deux activités », explique Bertrand Parmentier, directeur général du groupe.
« La branche dermo-cosmétique connaît une forte croissance, tandis que le secteur pharmaceutique se trouve fragilisé sous le double effet d’une R&D insuffisamment productive et de la forte pression règlementaire qui pèse sur le médicament, particulièrement en France où nous réalisons encore plus de 50% de notre activité. »

Après ce constat, le groupe a été amené à revisiter ses forces et ses faiblesses et à reconfirmer son positionnement à la fois dans la santé et la beauté « à la lumière des perspectives de nos marchés dans les années à venir, pour mieux évaluer et identifier les défis que nous avons à relever », précise Bertrand Parmentier.
« Cela a abouti au plan Trajectoire 2018 axé sur l’innovation, le développement international et la création de valeur durable ».

Et des équipes de recherche situées sur le campus de l’Oncopole de Toulouse

Traditionnellement installés dans le Tarn, les Laboratoires Pierre Fabre sont, par ailleurs, un des acteurs du Cancéropôle Grand Sud-Ouest, né du premier plan cancer. Situé sur le campus de l’Oncopole à Toulouse, l’institut de recherche Pierre Fabre abrite notamment une grande partie des équipes de recherche en oncologie. Il mutualise sur un même site les compétences et le matériel nécessaires à la découverte et au développement de nouvelles molécules.

S’appuyant sur des partenariats publics et privés, en tissant des relations avec l’institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), également situé sur le campus de l’Oncopole, ses efforts de recherche portent sur des molécules d’origine naturelle, chimique ou biologique.
A.-M. B

Sur la photo D.R. : Les sept membres qui composent le comité de direction du groupe :
De gauche à droite : Michael Danon (directeur général adjoint chargé des Affaires publiques, juridiques, pharmaceutiques), Eric Ducournau (directeur général branche dermo-cosmétique), Marc Alias (directeur de la communication), Bertrand Parmentier (directeur général groupe), Luc Péligry (directeur général adjoint chargé des finances et des opérations), Frédéric Duchesne (directeur général branche pharmaceutique), Thierry Denjean (directeur général adjoint chargé des ressources humaines).