ToulÉco Tarn

Publié le mardi 16 décembre 2014 à 21h26min par Anne Marie Bourguignon

L’Alchimy. Un hôtel et un restaurant très particuliers au coeur d’Albi

À peine ouverte depuis trois mois place du Palais, la brasserie de l’Alchimy est, déjà, un lieu incontournable de la cité épiscopale. À vivre et à déguster au cœur d’Albi, entre la cathédrale et le nouveau quartier culturel des Cordeliers.

Depuis cet automne, la brasserie de l’Alchimy propose une carte de saison dans un décor de rêve, inventif, rythmé, coloré. D’inspiration « Art nouveau », soutenue par des apports d’objets et d’éléments ethniques surprenants, ce nouveau lieu de restauration d’une cinquantaine de places, offre un supplément d’âme à sa carte. À l’aune de celles des grandes brasseries traditionnelles, on y trouve des tartares de saumon ou de bœuf travaillés au couteau, mais aussi des ravioles de langoustines et un fameux risotto à la truffe. Au piano, Arnaud Venzal, ancien chef de la Table du Sommelier et du Pelloutier ouvrage tous les produits de saison.

De l’industrie au projet familial unique

C’est à Laurent Miquel, entrepreneur tarnais de longue date, fondateur du Chêne Vert en 1985, qu’Albi doit ce petit bijou. Pour l’heure, il y a investi deux millions d’euros. Après avoir cédé en 2012 cette entreprise de 80 personnes, l’entreprenant dirigeant s’est lancé dans un projet plus familial, avec son neveu Nicolas, 30 ans, alors gérant d’une brasserie…à Sydney. Rejoint par Laura, sa sœur, une fois son école de commerce terminée. « Je suis amoureux de ma ville, où je suis né. Je cherchais à y apporter une valeur ajoutée ». C’est naturellement sur cette niche d‘excellence, inexistante à Albi, qu’il s’est positionné avec l’hôtel adjacent, encore en cours d’aménagement et dont l’ouverture est prévue début février. Avec sa nouvelle équipe de dix personnes, Laurent Miquel espère un chiffre d’affaires d’un million d’euros.

Une métamorphose entre tradition et modernité

Il aura fallu un an de travaux et l’implication de tous les partenaires, pour réaliser ce nouvel établissement, à partir de deux immeubles abandonnés pendant une vingtaine d’années, longtemps squattés. Reliées par une vilaine cour désaffectée, ces deux ailes sont aujourd’hui connectées par une coupole en verre habitée par un magnifique lustre de Murano. Cette coiffe pyramidale conçue par une entreprise toulousaine a été déposée par-dessus les toits à l’aide d’ une grue géante.

Une des idées des deux inspirateurs de la déco de la maison. Pierre Dubois et Aimé Cécil, designers à Lyon et lauréats du prix Hôtel Design Monde 2011, se sont passionnés pour ce chantier merveilleux : « Nous sommes tombés amoureux de la ville d’Albi et avons adhéré au projet », font-ils chorus. Collectionneurs, concepteurs de mobilier, d’objets, les deux « épiciers » (comme ils le revendiquent) ont chiné des tissus et des masques de Sumba en Indonésie, des miroirs de Venise gravés au laser. Autant de touches personnelles, raffinées, qui donnent la réplique aux fameuses colonnes, aux cadres en plâtre, réalisés par Nimsgern, le staffeur de Lescure d’Albigeois. Car ils ont choisi de miser sur les talents de proximité : tous les artisans ayant mis la main à la pâte pour donner du vécu à cette « maison de famille » revisitée, sont de la région.

En février, l’Alchimy deviendra, ainsi, le plus petit hôtel d’Albi, au cœur de la cité historique, à deux pas du Grand théâtre, avec six suites dont une luxueuse de 60m², bénéficiant de calme, de confort, de prestations et de services de catégorie hôtelière ****.
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : Laurent Miquel entouré de droite à gauche par Pierre, Laura, Nicolas, Aimé. Sous l’œil bienveillant d’une belle Damoiselle dont le portrait pastel a été chiné dans une salle des ventes aux enchères parisienne, avant même de savoir que cette toile provenait du Tarn. Photo AMB - ToulÉco.