ToulÉco Tarn

Publié le mardi 15 septembre 2015 à 20h43min par Anne Marie Bourguignon

Graulhet. La première boutique en ligne française de prêt-à-porter pour femmes atteintes du cancer du sein est tarnaise

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C’est dans sa maison typiquement graulhétoise que Virginie Delepierre développe une collection de vêtements adaptés aux femmes touchées par le cancer du sein. Une reconversion admirable pour cette dynamique quadra qui, d’une épreuve pénible, en a fait un challenge.

Diagnostiquée pour un cancer du sein en 2013 et après une mastectomie, Virginie, alors dirigeante d’une entreprise de traiteur événementiel sur Toulouse, a décidé de changer de voie.

« Je me suis rendu compte que rien n’était pensé pour les femmes après ce type d’intervention. Alors qu’il existe tout un panel de lingeries adaptées à ce problème, c’est le vide sur le marché en matière de vêtements. J’ai réfléchi à des robes, des hauts que l’on peut porter même sans prothèses en jouant sur les volumes, les découpes, les coupes asymétriques », explique t-elle.

Durant sa chimiothérapie, son hyper sensibilité dermique l’a amenée, par ailleurs, à privilégier des tissus doux, souples et surtout naturels, en provenance de filatures lyonnaises, comme la fibre de bambou et le coton. Même le petit haut en polaire est labellisé OEKO-Tex. Une fois cette perception analysée, elle a commencé à la matérialiser jusqu’à créer sa propre sarl Cazoleta et lancer sa marque Miss Amazone sur le net.

Le choix du made in France

Après les avoir conçues dans son atelier, elle transmet ses idées de modèles à Céline Kartes, designer textile et styliste à Saint-Benoît-de-Carmaux, qui les formalise en créant les patrons. Ces patrons partent ensuite à Verdalle chez GMG textile, un atelier tarnais de confection qui fabrique les pièces. Après emballage, Virginie récupère la collection pour la mettre en ligne de son bureau sur www.missamazone.com

En quête d’un travail de qualité de proximité, Miss Amazone souhaite trouver des créateurs pour fabriquer les accessoires qui complètent son offre : bonnets, ceintures, qui, pour l’heure, proviennent d’ailleurs. « J’aimerais aussi trouver des bijoux sans métal », espère-t-elle.
Ces dernières 24 heures, 56 visiteuses sont venues sur son site. Dans l’immédiat, Miss Amazone prépare plusieurs rencontres à l’occasion d’Octobre rose, mois dédié au cancer du sein dans tout l’Hexagone.

Elle compte être présente sur les manifestations qui vont se dérouler, notamment lors de la course organisée à Albi. Et, à terme, agrandir son activité dans un local approprié et embaucher des femmes, également sorties de cette pénible épreuve.
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : Virginie Delepierre dans sa maison-atelier à Graulhet. DR.

Photo AMB - ToulÉco.

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