ToulÉco Tarn

Publié le mardi 13 juin 2017 à 21h10min par Anne Marie Bourguignon

Graulhet. Écol’eaumur, un récupérateur d’eau de pluie révolutionnaire

En phase de commercialisation récente, Écol’eaumur fait ses gammes dans le Tarn, à Graulhet. L’entreprise a inventé une réserve d’eau de pluie autoportée, ingénieuse et utilisable en clôture vivante.

François Couteau et Fabrice Cerisier, l’un est ancien directeur d’une agence de clôture, l’autre ex-cadre dans la plasturgie, ont associé leurs cerveaux pour mettre au point ce récupérateur, une innovation qui leur a demandé trois années de recherche et de développement. Si, au départ, tout est parti d’un mur végétal devenu trop vieux, l’idée d’en faire un récupérateur d’eau de pluie qui fasse clôture occultante mais aussi barrière anti-bruit, a titillé François Couteau, jusqu’à cette innovation.

Le retraité nantais, installé aujourd’hui dans le Tarn, a fait de sa maison un show-room avec applications originales à l’appui : mur de garage, barrière, abris de jardin, les déclinaisons sont multiples. Le démarrage du site internet en phase de référencement, s’il n’est pas encore un site marchand, génère de nouveaux contacts.

Un orgue écol’eau

La société Écol’eaumur est constituée de six associés, et est désormais gérée bénévolement par Jean-François Garatin, de Lugan où se trouve le siège de l’entreprise. Les deux compères, par ailleurs chanteurs de la chorale d’hommes de Giroussens, partagent une passion pour la musique, ce qui leur a permis d’affiner leur quête. « L’idée m’est venue au sortir d’un échange de chorale, à Lausanne, dans la cathédrale. L’orgue constitué de tuyaux verticaux s’est imposé comme LA solution », raconte l’inventeur.

Quelques réflexions plus tard, il dessine des panneaux de cinq modules cylindriques de 1m80 de haut sur 36cm de large, soudés et posés sur un socle, sur le principe de cet orgue. Le tout afin de répartir le volume de 800 litres d’eau en cinq parties égales pour diminuer la pression et donc renforcer la solidité.
Trois passages d’eau horizontaux assurent le remplissage global de chacune de ces unités que l’on peut décliner en rajoutant des éléments de base. Jusqu’à obtenir une réserve de 40.000 litres.

Et même une version embarquée

« Nous avons choisi ce polyéthylène 100% recyclable, haute densité, occultant, de couleur verte pour empêcher la photosynthèse afin que l’eau reste claire » se réjouit François Couteau qui protège son système avec un brevet français et un brevet européen. Un produit 100% made in France puisque fabriqué à Lille, et qui a déjà séduit de nombreux professionnels et particuliers dont la mairie de Graulhet.

Une version embarquée sur les fourgons d’arrosage municipaux vient d’être mise au point. Outre les particuliers, d’autres collectivités comme Grande Synthe ou encore la maison de retraite de Carmaux l’expérimentent. « Suite au salon Hortis d’Albi, nous avons enregistré de nouvelles commandes. Nous sommes en pourparlers avec Annemasse, Rennes, Nantes et Gaillac », se félicite-t-il.

Fils du gérant, Adrien Garatin, 29 ans, en formation à l’école des managers de la CCI à Albi, explique : « Nous avons relié l’ensemble avec la gouttière de la toiture pour optimiser sa récupération ». Ingénieur Qualité, Sécurité, Environnement de formation, c’est donc le seul salarié de l’entreprise pour l’instant. Son mentor François Couteau espère bien que son poulain reprenne la gérance de l’entreprise dans la foulée.
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : François Couteau, l’inventeur d’Écol’eaumur et Adrien Garatin, prétendant à la reprise de l’entreprise, devant le modèle monté à Graulhet. Photo AMB - ToulÉco

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