ToulÉco Tarn

Publié le mardi 8 juillet 2014 à 21h22min par Anne Marie Bourguignon

Gaillac. Inauguration de l’Essor maraîcher, la couveuse bio de Tarn & Dadou

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En phase de test ou déjà installés, les cinq maraîchers et maraîchères implantés dans la couveuse d’activité biologique de l’Essor maraîcher de Tarn et Dadou, ont ouvert leurs portes pour faire découvrir leurs cultures. L’occasion pour Pascal Néel, président et Jean-Marie Nègre, vice-président de l’intercommunalité d’inaugurer les (...)

Créé au printemps 2012 route de Viars à Gaillac, l’Essor maraîcher*, cet outil de production mutualisée, a permis à cinq couvés de tester, de compléter leur expérience et de créer leurs débouchés, avant de se lancer économiquement dans le maraîchage bio.

La Communauté de communes a acquis du foncier agricole et une ancienne ferme, situés au Mas de Rest. Coût de l’investissement de Tarn et Dadou : 500.000 euros, (co-financés par l’Etat, la Région et le Département, à hauteur de 35%), pour le foncier, le bâti, le matériel, le système d’irrigation.
Elle met à disposition des futurs maraîchers quatre unités de production composées de deux serres chacune, d’un hectare de plein champ, du matériel, mais aussi, un véritable soutien technique, sur une durée de un à trois ans. Pour un droit d’exploitation de 1000 euros la première année, 2000 euros la deuxième et la troisième. Plus les frais de fonctionnement d’électricité, d’eau, de gas-oil, etc.

C’est un comité constitué des membres du conseil d’administration de l’Essor, d’un représentant de la Chambre d’Agriculture du Tarn, de l’Adeart et d’Inéopole Formation qui sélectionne les candidats. Cette dernière école délivre d’ailleurs, à Brens, le brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole, car en cohérence avec le projet, les couvées doivent être titulaires d’une capacité agricole bio et garantir un capital de départ de 6 à 8000 euros.

Sébastien Régnier, 34 ans, est le dernier à avoir intégré l’Essor maraîcher. Ses tomates russes ou noires de Crimée font déjà la conquête des amateurs : « J’apprends sur le tas. Je fais des expériences, pour protéger mes légumes contre les acariens, avec des insectes », prévient-il.
Ce parisien d’origine est passé par un lycée agricole gardois. Pour la première année, il a acheté tous les plants, tandis que les autres les ont fait germer. Seul vendeur bio sur le marché de la Madeleine à Albi, il est ravi de son petit stand de deux mètres, car il a déjà fidélisé une clientèle demandeuse. Il espère rester au moins deux cycles de saisons pour voir.

Les autres couvées vendent sur d’autres marchés de plein vent à Albi et Gaillac, dans des Amap, à la halle fermière Ô saveurs paysannes, à "l’épi se rit" de Rabastens, dans un restaurant la Vigne en foule, à la cuisine d’Inéopole et à l’épicerie sociale Midi-Pyrénées.

Pour Claudette Formantin, coordinatrice de la structure, il s’agit également d’aider à l’organisation de la filière bio sur le Tarn : « Les besoins du département ne sont pas couverts par la production de légumes bio d’origine locale. En professionnalisant les maraîchers qui veulent s’installer sur le territoire, en leur permettant de tester sans prendre de risques sur les investissements, cela peut apporter de la production à la filière justement pour répondre aux débouchés locaux. Nous espérons amorcer une dynamique collective pour la structuration de cette filière ».
Anne-Marie Bourguignon

Photo du haut : Quatre des fondateurs de l’Essor maraîcher : de gauche à droite : Claudette Formantin, coordinatrice, Emile Guiral, consultant, Valérie Briand de Tarn et Dadou et Marie-Thérèse Plageoles, la première présidente de l’Essor maraîcher.
Photo du bas :Sébastien Régnier, le dernier "couvé" de l’Essor maraîcher.

*De nombreux partenaires ont intégré l’association de gestion de l’Essor maraîcher : la Chambre d’Agriculture, l’Adeart (association de développement de l’emploi agricole et rural du Tarn) et Inéopole Formation (MFR Midi-Pyrénées) de Brens - où sont formées chaque année une trentaine de personnes aux savoirs et techniques du maraîchage bio -, mais aussi de Nature et Progrès, du GAB 81 (les producteurs bio du Tarn), du réseau des Amap, les associations de maintien de l’agriculture paysanne ou de l’Atag (Association Tarnaise pour l’Agriculture de Groupe).

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