ToulÉco Tarn

Publié le mardi 2 février 2016 à 19h17min par Anne Marie Bourguignon

Ma Grand-Mère s’appelait Suzanne, l’enseigne tarnaise qui met la gastronomie en bocal

Karine Soupizet, chef de cuisine depuis une dizaine d’années, lance un nouveau concept de restauration rapide de qualité, en mettant ses menus complets en bocal, à Gaillac.

Tous les midis, dans son petit restaurant de la rue Dom Vayssette, Karine, chef de cuisine, propose à une dizaine de ses clients des plats traditionnels comme la blanquette de veau, le mijoté de bœuf ou la pastilla de canard, confectionnés avec des produits locaux…dans des bocaux. Il ne s’agit pas de conserves mais de menus frais.

L’entrepreneuse a investi, il y a trois ans, les locaux de l’ancien local des pompiers avec cette présentation de mets de choix, unique et originale, dans un cadre vintage sympathique. Comme sa grand-mère s’appelait Suzanne, c’est à son mentor qui l’a initiée dès l’enfance à la cuisine, qu’elle a dédié son enseigne. Et elle a décoré sa salle avec les souvenirs de son aïeule. Le site web Ma grand-mère s’appelait Suzanne est ainsi né.

Jouer sur la transparence et le zéro déchet

« L’idée est de jouer sur la transparence du contenant en verre, qui permet de visualiser la confection du produit. Il s’agit aussi d’éviter l’utilisation des plastiques et des plateaux, pour un service zéro déchet », précise-t-elle.
Formée chez Bocuse à Lyon, elle a créé sa première entreprise dans la Bresse avant de venir s’installer dans le Tarn.

Elle a développé par ailleurs un service traiteur à domicile auprès des entreprises, comme Pierre Fabre, Crédit Agricole, ou le Lions Club, qu’elle livre « en prêts à consommer » grâce à des containers équipés pour. Seule au piano et aux bocaux, elle fabrique et livre une cinquantaine de ces repas de travail par jour. À 48 ans, Karine espère valoriser son concept, « Ma grand-mère s’appelait Suzanne », pour le revendre et pouvoir ainsi être en condition de trouver une autre idée gastronomique.
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : Karine Soupizet, conceptrice de « Ma grand-mère s’appelait Suzanne".
Photo AMB - ToulÉco.