ToulÉco Tarn

Publié le mardi 4 février 2014 à 20h49min par Anne Marie Bourguignon

Castres. Le CIBC du Tarn repris en Scop par ses salariés

Pour la première fois en France, le CIBC du Tarn, un des 90 Centres Inter-institutionnels de Bilans de Compétences, jusqu’ici sous statut d’association, devient une Société coopérative et participative.

Depuis le 1er janvier, le CIBC du Tarn est une Scop reprise par 15 de ses 17 salariés. Après une étape expérimentale de 1986 à 1989, le réseau des CIBC créé par l’État dans une douzaine de départements français, est d’abord passé d’un support public à une association.

En charge de la méthodologie du Bilan de Compétences (qui a abouti, en 1992, à l’inscription dans la loi de ce nouveau droit pour les salariés et demandeurs d’emploi), la structure s’est au départ appuyée sur des ressources de l’Éducation Nationale, de l’ANPE et de l’Afpa, avec un pilotage interinstitutionnel local.

Dans le champ économique

C’est en 2004 que le CIBC du Tarn est passé sous statut associatif, dans le sillage de plusieurs lois et réformes sur la formation professionnelle.
Dix ans plus tard, les quinze personnes associées qui ont choisi de devenir coopérateurs, se déploient sur les sites d’Albi, Gaillac, Graulhet, Lavaur et plus ponctuellement sur les antennes de Carmaux, Mazamet, Revel et Aucamville.
Le siège étant basé dans la Maison Commune de l’Emploi et de la Formation à Castres.

En place depuis dix ans, Aurélie Fréjoux est aujourd’hui la gérante de la nouvelle Scop du CIBC 81, qui passe ainsi dans le champ économique : « Nous accueillons environ 2.000 personnes par an sur cinq secteurs d’activités : bilans de compétences, prestations d’orientation professionnelle, service d’information conseil en Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), prestations de conseil en ressources humaines, formation et ingénierie et animation du Dispositif Local d’Accompagnement en faveur des structures d’utilité sociale employeuses », explique t-elle,

En 2013, cette structure a réalisé un chiffre d’affaires de deux millions d’euros.
Avec son changement de modèle économique, mandataire sur des appels d’offres, la nouvelle Scop a maintenant de gros clients comme Pôle Emploi ou l’Agefiph.
Elle souhaite développer plus de prestations de conseils en Ressources Humaines (aide au recrutement, formations etc…) à destination des entreprises, à la demande. Dans l’attente de la prochaine réforme de la formation professionnelle qui pourrait faire évoluer le droit individuel à la formation vers un compte personnel de formation.
A.-M. B