ToulÉco Tarn

Publié le mardi 31 mars 2015 à 21h01min par Anne Marie Bourguignon

Agriculture. Amiflor investit 2 millions d’euros à Graulhet

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La SAS tarnaise Amiflor fabrique des produits phytosanitaires destinés aux particuliers sur ses sites de Graulhet et Lavaur. C’est le premier fabricant d’engrais solubles et un des principaux fabricants européens d’engrais pour le jardin.

Sur ses trois sites tarnais, Amiflor produit et conditionne des engrais 100% matières naturelles, en granulés à Graulhet, solubles et liquides à Lavaur, pour l’agriculture, les espaces publics et les jardins. Jardiniers du dimanche ou professionnels utilisent, sans le savoir, des produits issus des usines tarnaises pour des marques renommées comme : Scotts, BHS, Oxadis Vilmorin, Masso, Bayer, Or brun, Compo, Novajardin, ou Florendi.
La SAS a depuis longtemps signé des partenariats historiques avec la distribution : Truffaut, Apex magasins verts, Vilmorin, Leroy Merlin, Nalods, Castorama, Gamm vert, etc..

L’entreprise vient d’investir deux millions d’euros dans son usine de Graulhet qui abrite le centre de recherche, sur le territoire de Tarn&Dadou, dans la Z.I. de Rieutord.
Une R&D qui représente 30% des 15 millions d’euros de chiffre d’affaires.
10% sont consacrés au développement des compléments en chimie de synthèse, nouveau challenge posé à l’agriculture.
« Cet investissement était nécessaire pour augmenter notre productivité et mettre en place un système de traitement des rejets atmosphériques », explique Pascal Henry, le directeur général.

Une saga familiale

Amiflor emploie aujourd’hui 48 collaborateurs (plus un volant de saisonniers). C’est une de ces entreprises tarnaises qui sont le fruit d’une saga familiale, ancrée sur son territoire d’origine.
Tout a commencé en 1928, avec Jean Moulières, le grand-père de Pascal Henry, l’actuel directeur, alors négociant en produits agricoles à Lavaur. Puis c’est au tour de Jean-Michel Fabries, son cousin de reprendre l’activité dans les années 80.
Les deux sites vauréens, situés aux Cauquillous, produisent des engrais solubles et enrobés dans le premier (6.000m²) et liquides dans le second (12.000m²), respectivement conditionnés sur place.
Reçues en big-bag, les matières premières en provenance de l’Europe, dont notamment de la farine de plumes de volailles, de la pulpe d’olives ou pour le minéral, du phosphate monoammonique, font l’objet d’une traçabilité à chaque étape de leur transformation.
La moitié de la production (trois millions de boîtes) part à l’étranger via les grandes marques qui les utilisent.

Acteur de la chimie verte

Filiale du groupe de Sangosse depuis 2009, la société Fabries-Amiflor l’est également de la Financière Agronutrition. Lors d’une visite de l’entreprise, Cédric Cabanes, président du cluster régional et d’Amiflor souligne : « Tout le cluster promet une chimie respectueuse des douze principes de la chimie verte basée sur des produits non nocifs, avec peu d’effluents. L’avenir passe par cette chimie qui n’impacte pas l’environnement ».
Egalement membre de l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics*, Amiflor mise sur ses produits utilisables en agriculture biologique.

Pour Jacques My, directeur général de l’UPJ : « La complémentarité entre la chimie et le naturel demande un réel savoir-faire. Les secteurs jardins amateurs et professionnels représentent environ 5% des tonnages de produits phytopharmaceutiques utilisés en France."
Et il conclut : "Cela représente 12.000 points de vente de produits de jardin pour amateurs sur toute la France, 2.000 emplois directs en France liés à la production et à la commercialisation de terreaux, amendements organiques, engrais et produits phytopharmaceutiques et 260 millions d’euros de chiffre d’affaires ».
Anne-Marie Bourguignon

Sur la photo : Autour de Pascal Henry, directeur général : le maire de Graulhet, des représentant de l’UPJ, d’Agronutrition, des élus locaux. Photo AMB - ToulÉco.

*L’UPJ, Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics, est l’organisation professionnelle de référence en matière de jardins et d’espaces publics.
Créée en 1944, l’UPJ regroupe aujourd’hui 32 sociétés couvrant les domaines des produits de protection des plantes, des amendements organiques, des supports de culture (terreaux), des engrais, et des biocides.
Cette fédération professionnelle est, de longue date, un partenaire engagé auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes.