ToulÉco Tarn

Publié le mardi 4 juin 2019 à 20h20min par Philippe Font

Albi. A Pause Guitare, les shows grimpent en même temps que les budgets

Cachets en hausse, coûts d’organisation plus importants : les organisateurs du festival Pause Guitare doivent faire face à une hausse des dépenses liées à la configuration de plus en plus onéreuse des concerts. Malgré cette hausse, Pause Guitare affiche un budget à l’équilibre.

À quelques semaines de l’ouverture du 23e festival Pause Guitare à Albi (du 2 au 7 juillet), les organisateurs peaufinent les derniers réglages. Et font les comptes également. La manifestation culturelle qui attire près de 60.000 personnes sur quatre jours n’échappe pas, au même titre que les autres festivals de ce calibre, aux contraintes budgétaires inhérentes à ce genre d’événements. Elle est dotée d’un budget de 4,7 millions d’euros dont 55% proviennent de la billetterie, 27% des partenaires privés et 11% des fonds publics (Conseil départemental du Tarn, Grand Albigeois, Conseil régional, etc.). « Ce budget a été multiplié par deux en cinq ans », se félicite Alain Navarro le président de l’association Arpèges&Trémolos chargée de l’organisation du festival.

Ce dernier constate néanmoins une hausse de charges due à l’organisation même des concerts, à la sécurité ainsi qu’aux cachets des artistes. « Chaque soirée coûte 1 million d’euros. Rien que pour le concert de Scorpions le dimanche soir, la mise en place de la scène et les animations, un ballon qui vole, une scène de 200m², et des éclairages supplémentaires, le surcoût est de 60.000 euros », énumère encore Alain Navarro.

Un nouveau concert tous les soirs

Chaque soirée du festival est en fait un concert à part entière. M, Shaka Ponk, IAM ne se contentent pas de se produire sur la scène de Pause Guitare, ils livrent un show intégral aux milliers de spectateurs. « Il y a cinq ans l’équilibre financier était à 70%, aujourd’hui il est à 90% à Pause Guitare. Cette évolution a pour conséquence de voir certains festivals être vendus à des grands groupes, comme c’est le cas de Garorock (racheté par Olympia Production une filiale de Vivendi, NDLR) », constate le créateur de Pause Guitare. Il y a un an, Alain Navarro a même décliné une offre de rachat du groupe Vivendi. L’événement tarnais affiche tous les ans des comptes à l’équilibre et devrait même, selon son directeur, dégager un surplus de trésorerie à l’issue de l’édition 2019.
Philippe Font

Sur la photo : Le festival Pause Guitare qui attire 60.000 spectateurs affiche un budget de 4,7 millions d’euros. Crédits : DR

P.S. :

A partir de l’édition 2019, le festival Pause Guitare va s’inscrire dans la catégorie des festivals « sans voiture ». Les véhicules des spectateurs ne pourront plus accéder au site de Pratgraussals. Seuls les bus, les vélos, motos et scooters ainsi que les navettes auront le droit d’y stationner. Les festivaliers pourront se rendre sur le site à pied ou avec des navettes qui prendront en charge les spectateurs sur des parkings de délestage. Le parking officiel sera situé au niveau de l’ancienne centrale électrique Pélissier.