ToulÉco Tarn

Publié le mardi 2 juillet 2019 à 17h04min par Emilie Gilmer

A Gaillac, le festival des Lanternes monte en gamme

La troisième édition se tiendra à Gaillac du 1er décembre 2019 au 31 janvier 2020. Avec un parc entièrement renouvelé et étoffé, le festival confirme son statut de plus grand événement chinois en France.

« On est repartis d’une feuille blanche », lance Patrice Gausserand, maire de Gaillac, « pour proposer un événement encore plus grandiose ». Au programme : quarante-six tableaux thématiques inédits (contre quarante-deux l’année dernière) qui ont vocation à « s’ouvrir vers toute la culture chinoise », via la découverte de ses différentes provinces et de leurs « trésors ». Entre autres créations : une théière de porcelaine monumentale, la grande muraille de Chine, les montagnes du Yunnan ou encore – pièce maîtresse du festival – un bouddha géant de 75 mètres, réplique d’une des merveilles classées du Sichuan.

Un ensemble de tableaux dont le montage nécessitera, dès le 25 septembre, la présence de quatre-vingt-dix ouvriers venus de Chine. « Le festival est une coproduction », rappelle le maire. « Nous en sommes les organisateurs avec un budget de 950.000 euros, tandis que la partie chinoise se charge, avec un budget équivalent, de toute la création. »

Fluidifier le trafic de visiteurs

Côté billetterie, les organisateurs misent sur la prévente avec une ouverture plus précoce de la billetterie (fin juillet) et une offre privilège du 15 août au 15 octobre (un tarif unique de 13 € [1]). Le festival réitère par ailleurs son offre de billets datés (16 € contre 20 € pour les billets non datés) et fixe la jauge à 15.000 visiteurs par soirée. « L’objectif est de fluidifier le trafic de visiteurs afin de mieux accompagner les publics », explique Patrice Gausserand.

Autrement dit : éviter les crispations liées à une trop grande attente, notamment durant les week-ends. Car, vu l’augmentation de la fréquentation entre la première édition (250.000 visiteurs) et la deuxième (370.000), il y a fort à parier que le festival enregistre encore des records. « Ce n’est pas une compétition », rappelle toutefois le maire de Gaillac. « La question n’est pas forcément de faire plus, mais de faire bien. » Un succès qui représente par ailleurs une manne financière pour l’économie locale. L’an dernier, le gain estimé pour le territoire s’établissait entre 14 et 15 millions d’euros.
Emilie Gilmer

Sur la photo : Le festival gaillacois compte aujourd’hui parmi les plus imposants festivals de Lanternes au monde. DR.

Notes

[1billets datés ou non datés